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Sojasun crée SojaMan le super-héros qui se moque des masculinistes

Quand on parle de cette marque d’aliments au soja pour les veg’, on ne l’associe pas forcément avec une diète de « musclors ».

Pourquoi ? Parce que de nombreuses idées reçues ont construit le mythe de l' »homme soja » et que celui-ci serait l’antithèse d’un homme viril.
De nos jours, beaucoup de principes que l’on pensait fondateurs de notre société sont remis en question, réévalués, et parfois renversés. Les idées du wokisme et du féminisme actuel en sont quelques exemples.
L’image d’un « homme déconstruit », pour certain(e)s, n’est donc pas forcément négative, car au contraire, il dépasse les traits dans lesquels il avait longtemps été enfermé. Mais pour d’autres, cela n’est vraiment pas acceptable. (Et heureusement, car la diversité d’opinions montre qu’il est encore possible de garder notre capacité et liberté de jugement !)
Ces « autres »-là sont qualifiés de « masculinistes », d’hommes qui seraient attachés à l’étiquette qu’ils ont toujours été fiers de porter. Pour eux, un homme doit répondre à des critères que l’on connaît bien : il doit être musclé, viril et ne jamais montrer (ni même avoir) ses faiblesses. Et pour cela, en bon prédateur plein de force, il doit manger de la VIANDE, seule source de protéines dignes de son corps baraqué.
En tant que bons influenceurs, les représentants de la masculinité s’expriment et revendiquent leurs idées sur tous les espaces d’expression du web. Et c’est là que Sojasun est venu les chercher.

Après avoir souvent entendu l’expression « homme soja » dans leurs discours péjoratifs, la marque et l’agence Marcel ont donc sauté sur l’occasion pour construire un projet de com’ diabolique.
En agissant directement dans l’univers de leurs détracteurs, ils ont imaginé un personnage ultra masculinisé, sous les traits d’un super-héros aux muscles saillants et aux tatouages représentant la plante de soja : SojaMan. Le but était donc de leur proposer ce rôle, car finalement SojaMan n’a rien d’un « homme soja » tout transparent et gringalet, il est lui aussi bourré de protéines grâce à sa consommation de soja !

Mais malgré son apparente force physique, SojaMan n’aura pas eu assez de force de persuasion pour convaincre ses cibles. Il aura pourtant essayé de les séduire en diffusant son message dans leurs vidéos, en s’affichant dans leurs rues, en laissant son costume dans leur boîte aux lettres, et en s’infiltrant dans leur playlist avec un vrai morceau techno-rave kéké (écoutable sur les plateformes de musique) sur lequel on pourrait bien imaginer des « gormitis » danser… (hommes musclés torse-nu dans les soirées techno).

Toute cette stratégie malicieuse et très drôle constitue donc leur campagne de com’ et se résume dans la vidéo diffusée notamment sur YouTube, et qui, depuis le 18 mai, totalise 3 800 000 vues !

Le vaisseau Cosmocat salue le génie et l’efficacité de cette campagne qui allie humour, contexte social, et buzz. Avec cela, la marque a su faire parler d’elle et casser certains préjugés, en forçant certains masculinistes à « manger leur (soja) seum » (phrase d’un journaliste de Libération).

Écrit par CosmoNette/ Via : creapills.com